Souvent caractérisé comme lieu générique, de « non-lieu » ou « d’hyper-lieu » (Marc Augé / Michel Lussault 1, Italo Calvino2, Michel Butor3), l’aéroport et ses annexes comme l’hôtel aéroportuaire sont de fait plus perçu comme des dispositifs fonctionnels, lieux de passage, que leur universalité aseptisée banalise, dépersonnalise, mais rend aussi fascinants.
Pourtant, l’hôtel offre à ses visiteurs d’escale comme aux personnels navigants, une fonction refuge et un lieu de convivialité qui peut être valorisée.
Les deux points forts du parti architectural qui se dégage ; avec ses points d’attention que nous considérons comme fondamentaux : le respect de l’écriture architecturale du bâtiment existant (volumétrie et référence au vocabulaire aéronautique) pour y intégrer le programme des chambres hôtelières impliquant
des contraintes techniques et structurelles impropres à la structure de l’existant ; seront l’agrandissement du bâtiment existant en étant le plus discret possible (conserver la même trame structurelle – légèreté des matériaux choisis). Les éléments verriers existants des étages sont réemployés sur site pour la double peau
extérieure des loggias des chambres.